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À propos

Nathalie Sirois : la création au service de l’inclusion

Nathalie Sirois est passionnée par une pédagogie épanouissante, équitable et inclusive. Elle s’intéresse aux questions touchant la diversité sous tous ses aspects ainsi qu’aux multiples facettes de l’interculturalité en particulier. Ses activités professionnelles et bénévoles au Canada et à l’international visent à bâtir la capacité des pédagogues et autres leaders du monde de l’éducation.

Francosphère a invité les intervenants du congrès 2018 de l’ACELF à partager leurs impressions sur des enjeux actuels en francophonie canadienne.

La culture dans le numérique : Créer? Apprécier? Faire sa place?

Créer? Apprécier? Faire sa place? Oui! Oui! Et encore oui! Le numérique est un univers fascinant qui occupe des territoires de l’imaginaire qui sont entrecroisés, à des degrés variables, à ces territoires de l’imaginaire vécus en « présentiel ». Pourquoi ne pas explorer, prendre plaisir à découvrir, à participer au façonnement et à peupler l’un et l’autre de ces territoires avec intérêt, curiosité et générosité? Car, par leur nature et par les possibilités qu’ils nous offrent, l’un et l’autre ne sont ni équivalents, ni interchangeables. Chacun permet une part de réalisations qui sont impossibles dans l’autre.

La francophonie canadienne : Plurielle? Diversifiée? Inclusive?

Plurielle? Depuis bien longtemps! Diversifiée? Tout à fait! Inclusive? …pas encore exactement. Ce questionnement représente possiblement l’un des enjeux les plus pressants (et les plus inconfortables) pour la francophonie actuelle. Comme l’ont fait remarquer divers intervenants au fil du temps, la diversité est un fait. Simplement. Qu’on soit « d’accord » ou non avec son existence, elle est là. Elle existe. Toutefois, pour être en mesure de tirer parti de la richesse qu’apporte la diversité, il faut l’inclusion. Et l’inclusion, elle, c’est un choix. Il s’agit d’un choix d’ordre affectif, intellectuel, éthique, pratique. Il ne suffit pas de la souhaiter pour qu’elle soit. Et une fois cette voie choisie, il faut accepter de cocréer la réalisation d’un « nous » qui accorde une place véritable pour nous tous.

L’insécurité linguistique : in ou out ?

Contrer l’insécurité linguistique : in. Certaines manières de s’attaquer à l’insécurité linguistique : out.

Si, comme le présente la sociolinguiste Phyllis Dalley, le silence est un effet de l’insécurité linguistique, comment ne pas s’assurer de trouver des moyens de s’y attaquer?! Toutefois, les stratégies qui tentent d’établir directement un sentiment de sécurité linguistique, sans passer plutôt par un travail et des vécus qui produisent ce sentiment de sécurité, sont problématiques. Cela s’apparente aux efforts de produire un sentiment d’estime de soi sans passer par la route plus laborieuse (mais qui peut néanmoins être riche et agréable) du travail et des vécus. Ces éléments permettent qu’un tel sentiment se construise plus naturellement, de façon plus authentique… et durable.

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