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À propos

Marie-Eve Vachon-Savary : des ambassadeurs de la culture

Marie-Eve Vachon-Savary accompagne de futurs enseignants qui se préparent à enseigner en français sur les plans langagier et interculturel. Elle oeuvre depuis plus de 15 ans au sein du Programme spécial de formation à l’enseignement en français en milieu minoritaire, en collaboration avec le baccalauréat en éducation française de l’Université de Regina.

Elle a obtenu un baccalauréat en enseignement du français et de l’histoire au secondaire de l’Université Laval, en 2002, puis une maîtrise en psychopédagogie, en 2007.

Francosphère a invité les intervenants du congrès 2018 de l’ACELF à partager leurs impressions sur des enjeux actuels en francophonie canadienne.

La culture dans le numérique : Créer? Apprécier? Faire sa place?

Les jeunes dans nos classes sont issus d’une culture DU numérique. Que faire avec la culture DANS cet univers numérique ? Amener les élèves à y participer, les motiver à maîtriser les outils technologiques existants pour devenir eux-mêmes des créateurs (littératie numérique). Les aider à développer leur capacité à poser un regard critique et nuancé sur l’offre culturelle numérique (littératie médiatique). Les inciter à agir comme ambassadeurs de la culture francophone dans l’univers numérique, à y faire leur place ; à croire en leur capacité à contribuer à la vitalité du français. Les rendre actifs et les convaincre que de faire leur place dans le numérique constitue un rempart contre l’assimilation et la standardisation induites par l’anglicisation.

 La francophonie canadienne : Plurielle? Diversifiée? Inclusive?

La francophonie canadienne est, dans son essence même, plurielle et diverse. Elle fut, dès l’arrivée des Français en territoire américain, inclusive, que ce soit par les relations que les premiers colons français ont tissées avec les membres des Premières Nations ou grâce aux forts liens interculturels qu’ils ont développés en explorant le continent. Pour reprendre les paroles de l’anthropologue Serge Bouchard : « Le français n’est pas un épiphénomène, mais est aussi l’histoire de l’Amérique », dans toute sa diversité.

L’insécurité linguistique : in ou out ?

L’insécurité linguistique, quoique bien vivante et présente, notamment chez les locuteurs francophones en milieu minoritaire, n’est pas souhaitable. et tout ce qui permet de la calmer est bienvenu! Cette insécurité entraîne des attitudes de repli, de fermeture, qui nuisent autant aux individus qu’aux communautés. En travaillant auprès des jeunes pour les aider à développer leur confiance en eux sur le plan de la langue, à oser sortir de leur zone de confort, à prendre des risques pour communiquer même s’ils ressentent leurs limites langagières, on peut combattre cette insécurité.

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