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L’importance de reconnaître l’implication en francophonie

Beaucoup de gens, petits et grands, s’impliquent en francophonie, à divers niveaux. Mais est-ce si important de reconnaître cette implication? À cela, nous répondons : certainement!

Nous avons tous besoin de tapes dans le dos. Il est important de récompenser jeunes et moins jeunes qui expriment la fierté de leurs racines et de leur culture. D’autant plus qu’en milieu minoritaire, l’affirmation de l’identité francophone contribue à la vitalité de tout un espace. Les reconnaissances, qui peuvent prendre différentes formes, encouragent l’implication et le dévouement. Ces célébrations, peu importe leur ampleur, invitent à poursuivre sur la même voie, à travailler fort, à se dépasser.

Cette valorisation par les pairs peut inciter les autres élèves ou membres de la communauté à fournir eux aussi des efforts. Cela donne aussi envie de continuer, comme le disent si bien Anthony Lévesque et Jolyane Godin, de l’école le Domaine Étudiant, au Nouveau-Brunswick, récipiendaires d’un Mordicus de l’ACELF. Et peut-être même inciter d’autres personnes à prendre le flambeau ou à s’engager eux aussi dans la même voie…

Tous les gestes comptent

En Acadie comme dans l’Ouest canadien, au nord, en Ontario ou au Québec, il y a des gens qui travaillent très fort et qui méritent certainement une reconnaissance. Même les petits gestes d’encouragement sont à souligner, car chaque action faisant plus de place au français compte. Et ce ne sont pas les petits exploits qui manquent, même s’ils peuvent sembler anodins :

  • Pour un enfant de 5 ans, acquérir de nouveaux mots en français et les réutiliser en jouant
  • Un jeune de 7 ans qui décide d’aider sa mère à parler le français, en se pratiquant avec elle
  • Un ado sensible à son environnement qui décide d’avoir des conversations en français avec ses amis, même dans les corridors de l’école quand il parle de sa fin de semaine
  • Un parent anglophone d’un couple exogame qui tente une salutation en français lors de la rencontre parent-élève en début d’année scolaire.

La reconnaissance sous différentes formes

Qu’on parle d’un certificat remis à l’élève de la classe, du « super héros » de la région, « d’employé du mois », ou d’un prix d’excellence pour le leader de l’année, les formes de reconnaissance sont nombreuses, variées. Et c’est très bien ainsi. En se faisant à l’échelle d’une salle de classe ou d’une équipe de travail, une forme de reconnaissance demeure accessible à toutes et à tous, en plus de pouvoir se faire sans trop de flafla. La page Facebook de l’école ou une entente avec la presse locale permettent d’y ajouter un peu d’ampleur à faible coût… et à grand-maman d’aller cliquer « J’aime » sous la photo de son petit-fils. La diffusion de cette reconnaissance revêt alors une dimension communautaire, qui contribue au rayonnement de l’initiative.

Planifier la tenue d’un événement un peu plus élaboré peut aussi devenir l’occasion de mobiliser un groupe de jeunes. Par exemple, il est possible de les impliquer dans l’organisation d’un gala, d’une remise de prix avec jury ou encore d’un concours avec vote électronique. Que ce soit pour honorer un engagement soutenu envers la francophonie au cours d’une carrière, d’une année scolaire ou d’une semaine thématique, les occasions sont nombreuses. Dans de telles circonstances, ce ne sont pas seulement les récipiendaires qui sont au cœur de l’action, mais aussi tous ceux et celles que l’organisation de l’activité mobilise. Voilà une belle occasion de rassemblement pour les communautés, dans un contexte positif et festif.

Chacun son rythme, chacun son chemin

Chaque parcours est unique, comme le démontre le Tableau évolutif de la construction identitaire. À différents moments de leur vie, enfant, élève, artiste, bénévole, parent, personnel enseignant ou de soutien peuvent poser des gestes plus significatifs dans l’affirmation de leur francophonie. Il s’agit d’autant d’occasions à saisir pour les encourager à poursuivre dans cette voie tout en incitant d’autres à les suivre ou à s’en inspirer.

Et comme le note Nadia Basque-Godin, agente de développement communautaire, il faut souligner toute forme d’implication. Cette implication doit être mise en évidence aux yeux des jeunes et de la communauté.

Car nous faisons tous partie de la même et grande famille. Celle de la francophonie.

 

Les propos présentés dans la vidéo ont été recueillis lors de la remise des Mordicus, à Petit-Rocher, Nouveau-Brunswick, à l’occasion de la Semaine provinciale de la fierté française 2018. Les Mordicus de l’ACELF honorent l’accomplissement remarquable en francophonie de jeunes, de membres du personnel scolaire, de membres de la communauté et de francophiles.

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