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Marie-Pier Dandurand : plaisir et passion partagés

Marie-Pier Dandurand a à cœur l’intégration de la construction identitaire dans toutes les formations qu’elle offre. Pour elle, cela passe surtout par le plaisir et la passion. Conseillère pédagogique au Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique (CSF) depuis plusieurs années, Marie-Pier travaille de concert avec les parents, les enseignants, les directions d’école et les élèves afin de les appuyer dans leur démarche d’intégration des incontournables de la construction identitaire au CSF.

 

Francosphère a questionné différentes personnes engagées afin de connaître leur point de vue au sujet de l’identité francophone.

Que faut-il privilégier pour favoriser la construction identitaire des jeunes?

Le plaisir et la passion sont tellement importants. Il est primordial que les jeunes vivent des expériences extraordinaires. Que le français sorte des murs de la salle de classe. Qu’il sorte du format académique traditionnel. Et le plaisir et la passion sont ici les clés. Celles qui permettent d’accéder aux élèves, de créer des liens avec eux. En vivant des expériences positives, on leur permet d’avoir une panoplie de souvenirs positifs. Et lorsque les jeunes réfléchissent à qui ils sont, eux, ils réfléchissent à un vécu qui leur appartient et qu’on ne leur impose pas. Le jeune réfléchit, rejette ou embrasse ce qui lui est propre, pas quelque chose qui lui a été raconté.

Quel avenir pour l’identité francophone?

J’imagine de jeunes adultes — ou des anciens élèves —  faire valoir leur identité, ou leurs identités, aussi complexes et multiples qu’elles soient, avec brio. Cet avenir, aussi utopique qu’elle peut paraître, est possible. Elle se présente cinq jours par semaine, dix mois par année, dans nos établissements scolaires. Mais vers où l’orientons-nous ? Là, c’est une autre vaste question.

Comment envisagez-vous votre engagement envers une francophonie épanouie?

C’est difficile de forcer l’engagement. Il faut allumer sa petite flamme à l’intérieur pour croire au pouvoir de nos actions, pour entrevoir leur impact. Et il ne suffit pas que de l’allumer, il faut aussi l’entretenir. Pour ma part, je tente autant que possible de faire rayonner ma flamme, en la partageant avec d’autres. Je suis toujours à la recherche de nouvelles idées, de nouvelles pratiques, qui permettront d’enrichir l’expérience scolaire de tous, tant les enfants que les pédagogues.

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