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À propos

Étienne Fortin : chaque petit geste compte

Des projets stimulants et engageants, Étienne Fortin en mange. Cet enseignant au primaire à la Commission scolaire De La Jonquière, déjà lauréat du Prix du Premier ministre du Canada pour l’excellence en éducation, accompagne les jeunes dans leur croissance, un peu comme un jardinier. Aussi motivé que motivant, il a entre autres participé avec ses élèves, grâce à l’ACELF, à un voyage-échange avec un groupe scolaire francophone de la Colombie-Britannique, en 2013.

 

Francosphère a questionné différentes personnes engagées afin de connaître leur point de vue au sujet de l’identité francophone.

Que faut-il privilégier pour favoriser la construction identitaire des jeunes?

Le développement identitaire des jeunes se construit à travers l’action, en la renouvelant sans cesse, en la réinventant, en la transformant. En tant qu’enseignant, c’est tout autant en privilégiant une approche globale à long terme qu’en mettant en place différentes stratégies au quotidien que la construction identitaire se réalise. Nous avons la responsabilité d’offrir aux jeunes un environnement scolaire promouvant l’innovation, notamment en utilisant des approches pédagogiques engageantes. Le fait de rendre les jeunes actifs dans leur communauté francophone et les médias sociaux favorise le réseautage. Et des jeunes qui s’unissent se renforcent!

Quel avenir pour l’identité francophone?

L’avenir de l’identité francophone passe évidemment par nos jeunes, autant par l’éducation que la participation de ceux-ci aux activités culturelles. Il incombe donc au gouvernement, aux différents acteurs du milieu de l’éducation et des communautés francophones de mettre la table afin que les jeunes puissent se reconnaître et se développer dans une francophonie riche, dynamique, mobilisante et attrayante. Il faut être fier d’être francophone et protéger notre langue afin qu’elle puisse trouver la place qui lui revient

Comment envisagez-vous votre engagement envers une francophonie épanouie?

J’ai le privilège comme enseignant d’être un acteur de changement, de développement des jeunes qui me sont confiés. Je vois mon engagement un peu comme celui d’un planteur de graines. Je m’occupe d’eux, je leur parle, je les informe sur les enjeux propres à la francophonie et je les aide ainsi à croître. Je ne le fais pas à tous les jours mais je m’assure continuellement qu’ils soient bien conscients que la langue n’est pas un acquis, qu’ils doivent en prendre soin pour pouvoir en être fier et la protéger un jour. L’année suivante, je replante d’autres graines. Chaque graine donne une fleur et l’ensemble des fleurs apporte un incroyable jardin. Chaque petit geste compte. Tel est mon engagement envers une francophonie épanouie.