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Aïcha Benimmas : enseigner l’histoire autrement

Aïcha Benimmas, Ph.D, souhaite que l’on enseigne autrement l’histoire franco-canadienne. Selon elle, interroger permet de comprendre le présent et d’envisager l’avenir. « Il est primordial que l’élève apprenne plus sur le français, sa culture mais aussi sur les francophones et leur histoire pour mieux bâtir sa francophonie individuelle », affirme la professeure agrégée à la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université de Moncton. Titulaire d’un doctorat en géographie et d’une maîtrise en didactique de l’Université Laval, elle étudie, entre autres, l’intégration scolaire et sociale des élèves immigrants, la participation citoyenne des jeunes et le partenariat école-associations multiculturelles.

Francosphère a questionné différentes personnes engagées afin de connaître leur point de vue au sujet de l’identité francophone.

Que faut-il privilégier pour favoriser la construction identitaire des jeunes?

Il convient de donner aux jeunes l’occasion de vivre en français des expériences d’apprentissage agréables et engageantes. Il faut faire de la leçon d’histoire et des sciences humaines une occasion d’ouverture sur l’espace et la société francophones d’ici et d’ailleurs afin de conscientiser les jeunes au fait que le francophone appartient à une grande société internationale. De plus, il convient d’inviter l’élève à découvrir les traces de la francophonie sur le territoire (je pense ici à la toponymie), à réfléchir sur sa propre identité et à en parler lors d’activités de discussions, que ce soit à partir des actualités ou de sujets plus controversés. Aider le jeune à établir un rapport positif à la langue française ne peut que renforcer son estime de soi, sa fierté d’être francophone et par la même occasion son sentiment d’appartenance à la francophonie.

Quel avenir pour l’identité francophone?

Je vois l’avenir de l’identité francophone en lien étroit avec le sentiment d’appartenance que les jeunes peuvent développer grâce à différentes expériences positives vécues. D’où l’importance de maximiser les contextes d’apprentissage, formels et informels, favorisant l’estime de soi, le développement personnel et social, la fierté d’être francophone et le respect de la francophonie plurielle.

Comment envisagez-vous votre engagement envers une francophonie épanouie?

Mon engagement envers une francophonie épanouie, je l’envisage dans une perspective multiple, plurielle et inclusive, dont la langue française forme un dénominateur commun et rassembleur, et dont le cours d’histoire est une occasion de conscientisation et de pensée critique.

 

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