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À propos

Un colloque qui réveille et rassemble

Au Nouveau-Brunswick, le colloque sur la PALC (Politique d’aménagement linguistique et culturel), dont la première édition a eu lieu en 2016, éveille les consciences et rassemble des gens de différents horizons. Cette initiative des étudiants en éducation est devenue un véritable rendez-vous annuel sur la langue et la culture.

Ce succès parvient à susciter un intérêt certain envers la PALC, se réjouissent Michelle Cormier et Francis Bourgoin, étudiants à la maîtrise en éducation à l’Université de Moncton. Les deux sont également organisateurs de la 3e édition du Colloque. Rappelons que cette politique a été créée par plus de 200 leadeurs de la communauté acadienne et francophone du Nouveau-Brunswick et du Ministère de l’éducation et du développement de la petite enfance (MEDPE).

Depuis les débuts, de jeunes intervenants en éducation sont au cœur de l’organisation de ce rassemblement à la fois académique, culturel et communautaire. Se côtoient alors futurs enseignants, auteurs acadiens, représentants syndicaux, présidents de district scolaire… et même d’anciens étudiants de la faculté!

Le comment et le pourquoi

Michelle Cormier et Francis Bourgoin fréquentaient déjà l’université de Moncton quand la PALC a été lancée en 2014. Cette politique vise à répondre à des défis liés à la situation linguistique minoritaire, dont la difficulté de transmettre la langue française et la culture acadienne et francophone. Dès son lancement, grâce à la collaboration de l’Association des étudiants et étudiantes des sciences de l’éducation et à l’accompagnement de certains professeurs de la faculté, les étudiants sont initiés au contenu de la PALC.

Cette politique a impressionné Michelle Cormier. « Le concept était nouveau pour nous. En 2014, les étudiants venaient tout juste d’assister au lancement. C’était beaucoup d’information. Ça m’a donné envie de m’informer davantage tout en ressentant le besoin de réfléchir à comment intégrer cela dans mes pratiques de tous les jours. »

Ce qui devait se dérouler en un après-midi prenait déjà la forme d’un événement sur deux jours avec une vitrine culturelle et des ateliers plus élaborés. Depuis, le colloque est devenu un rendez-vous annuel qui génère un intérêt croissant tant auprès des étudiants et des professeurs de l’université que de la part du milieu communautaire, scolaire et politique. Et ce n’est que le début. Des participants repartent en promettant d’y assister de nouveau : « la prochaine fois, je reviens avec tout mon monde. »

En deux jours, on permet aux gens d’échanger, de réfléchir, de débattre et même de vivre ce qu’est la PALC. Par exemple, dans un atelier, des étudiants, des représentants de district scolaire, des enseignants et des personnes du milieu communautaire doivent collaborer entre eux. Rien de mieux pour vivre pleinement une expérience de leadership partagé, une des notions centrales de la PALC.

Leadership étudiant et citoyens engagés

D’emblée, Michelle Cormier et Francis Bourgoin avouent aimer s’engager dans la vie étudiante et être impliqués un peu partout. Pour eux, il y a un besoin de maintenir et de répéter cet événement : non seulement les participants en redemandent, mais chaque édition prend aussi ses propres couleurs. Par exemple, en 2018, ils ont décidé d’organiser une réflexion particulière sur le 50e anniversaire des manifestations linguistiques qui avaient secoué les murs du jeune campus universitaire à Moncton.

En prenant le flambeau pour l’organisation de ce colloque, les deux étudiants plongent encore plus en détails dans ce qu’est véritablement la PALC. Cela les met en lien avec d’autres gens très impliqués et ils se sentent honorés de voir qu’on accueille cette initiative à bras ouverts. Ce colloque rend fier et crée des liens entre des personnes issues de différents horizons mais passionnées par les mêmes enjeux entourant la langue et la culture. Les marques d’appréciation de l’événement font chaud au cœur et alimentent un fort sentiment d’appartenance à la communauté acadienne.

Les organisateurs du colloque de la PALC contribuent vraiment à ce projet collectif. Grâce à cet événement, de futurs enseignants au primaire et au secondaire repartent avec une petite flamme allumée ou ravivée.

Il est évident que les étudiantes et étudiants en éducation peuvent prendre leur place dans le futur et l’enrichissement de leur société francophone.

 

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